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chats de Chris Marker
évènements et rencontres

l’exposition Chris Marker à la Cinémathèque Française

Chris Marker, grand ami du CCPPO et des groupes Medvekines n’est pas un inconnu dans la vie et les salles sombres bisontines.

Venu à Besançon à l’initiative du CCPPO et de Pol Cèbe au moment de la grève de la Rhodiaceta en 1967, il a accompagné, avec d’autres professionnels des métiers du cinéma, les premiers pas des groupes Medvekines de Besançon  et de Sochaux.

Ce cinéaste de talents qui a marqué les amis fidèles du CCPPO autant que nous, a eu une part active au mouvement d’éducation populaire des années 1960. Afin de pouvoir voir ou revoir l’oeuvre laissée par ce témoin du siècle aux cinéphiles et militants, nous organisons une journée à Paris afin de faire l’exposition de la Cinémathèque Française (et peut êtres quelques autres surprises culturelles).

pour s’inscrire, il suffit d’appeler, d’envoyer un mail ou un courrier à un des éléments de contact si dessous de préférences avant le 15 juin :

CCPPO,
10 rue de la mouillère,
25000 Besançon

09 51 46 12 15

ou encore : roger.journot.ccppo@free.frExpo Marker

 

dessin de JP Thiébaud CCPPO membre sur slon et le groupe medvekine
archives, évènements et rencontres

dessin tiré des archives : Jean Pierre Thiebaud

Ce dessin de Jean Pierre Thiebaud, grand responsable culturel bisontin et bien sûr membre dirigeant du CCPPO .

Il fût aussi, le grand animateur des groupes MEDVEDKINE, cheville ouvrière de celui de Besançon, il participa à la création du deuxième groupe  sur Sochaux .

Animateur de l’Université ouverte, c’est avec plaisir que le CCPPO présentera son travail les 23, 24 mai lors de deux séances particulières qui se dérouleront à la faculté des lettres.dessin de JP Thiébaud

affiche Mai 68 peugeot sochaux patrons police 2 morts
évènements et rencontres

Les Groupes Medvekine, Marker et 68 à la fac de lettres de Besançon

Le CCPPO organise deux soirées, le 23 et 24 mai de 17 à 20h, à la faculté de lettres de Besançon, site Megevand, amphithéâtre Cloché, pour redécouvrir des films des deux groupes Medvekine qui ont sévi dans la région de 1967 à 1974.

Autours de 1968, à travers une soirée sur la Rhodiaceta et sa grève de 1967 qui nous plonge directement dans l’ambiance qui a donnée 1968 et une plus centrée sur Sochaux avec entre autres, le film sur la répression de juin 1968 à Peugeot.

En effet, si l’on fête éternellement mai 1968, 1968 n’est pas née du néant et dès 1967 le contexte se prêtait à ce que l’étincelle de la grève générale de mai-juin 68 explose. C’est ce que la grève de la Rhodiaceta a montré comme elle a montré une classe ouvrière qui cherche à prendre tout ce qui lui appartient, y compris la culture qu’on lui confisque d’autant plus alors.

A  bientôt j’espère de Chris Marker suivi de La Charnière reprendront tout ce contexte pré-68 explosif qui donnera par la suite Classe de Lutte du groupe Medvekine de Besançon.

Ce film montre une jeune militante s’affirmer pendant une grève alors que le film de 67 de Marker la montrait timide avec un mari macho qui parlant pour elle disait qu’elle ne pouvait pas militer puisqu’elle faisait la majorité des tâches ménagères… c’est l’affirmation de cette émancipation que montre le film représentatif d’une époque là encore, qu’on ne peut malheureusement dire éteinte…

Et enfin pour parler du présent et finir la soirée du 23 mai : Tant que les murs tiennent de Marc Perroud, documentaire sur les ruines de l’usine de la Rhodiaceta et le problème du patrimoine industriel laissé à l’abandon par les autorités publiques et que seuls les graffeurs bisontins ont pu se réapproprier durant un temps.

C’est ensuite la trilogie des Nouvelles Sociétés (groupe Medvekine de Besançon) qui seront passé le 24 mai avant de revenir sur la répression des ouvriers de Sochaux mi juin 1968 qui fit deux morts et de nombreux blessés avec Sochaux, 11 juin 1968 du groupe Medvekine de Sochaux. Enfin, les trois-quarts de la vie du même groupe Medvekine de Sochaux clôturera les deux soirées.

Les groupes Medvekines avaient pour but de montrer la vie qu’ils vivaient. La référence au cinéaste soviétique et à son train cinéma qui a parcouru l’URSS pour faire des films sur le quotidiens des gens vient de là. L’utilisation d’une technique, le cinéma, au service de toutes et tous, au service des hommes et des femmes qui font au quotidien tourner la société et que l’on souhaite remettre en avant.

programme 23 et 24 mai 2018 soirées 68